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Idée reçue n° 7 : " Manger bio c’est trop cher !" - par Francoise le 05/00/2022 @ 06:00

legumes.jpg«Manger bio c’est trop cher !»

A première vue, les produits de l’agriculture conventionnelle sont moins chers. Mais ce que ne dit pas l’étiquette, c’est tout ce que dépense la société pour réparer les dégâts environnementaux et sanitaires que cause leur production, notamment en ce qui concerne la pollution de l’eau. On appelle cela les externalités négatives. Au final, si l’on prend en compte ces coûts cachés, l’addition est beaucoup moins salée avec un approvisionnement bio. 

Il existe deux façons de regarder la question du coût, soit à l’échelle des ménages, soit à celle de la société.

Concernant le budget des particuliers, le rapport  du WWF “Vers une alimentation bas carbone, saine et abordable” a montré qu’il était possible, pour le même prix, de mieux manger tout en réduisant notre impact sur la planète. Cette étude comparait le panier standard des Français avec un panier flexitarien et montrait que les économies permises par la réduction de la consommation de viande et de produits transformés industriels permettent d’acheter des produits de qualité (issus de l’agriculture biologique notamment) sans dépasser le coût du panier standard… 

Concernant le coût pour la société, il faut regarder l’ensemble des externalités associées aux différentes productions. L’agriculture industrielle coûte très cher à la société car elle génère de nombreuses externalités négatives. Ces coûts, liés par exemple aux pollutions de l’air et de l’eau ou encore à la perte de biodiversité, ne sont pas pris en compte dans le prix des produits mais sont tout de même pris en charge par les français. Le Commissariat Général au Développement Durable estime que le coût annuel du traitement des flux annuels d'azote et de pesticides est compris entre 54 et 91 milliards d'euros. Pour les eaux souterraines, le coût de la dépollution pour les nitrates serait compris entre 490 et 742 milliards d'euros et pour les pesticides entre 32 et 105 milliards d'euros, soit au total : de 522 à 847 milliards d'euros. 

Au contraire, l’agriculture biologique génère de nombreuses externalités positives (pour la biodiversité, la santé, etc.). C’est pourquoi, à l’échelle de la société, il est urgent d’accélérer le développement de l’agriculture biologique. 


Idée reçue °4 : " Les énergies renouvelables ne peuvent pas couvrir la totalité de nos besoins." - par Francoise le 15/01/2022 @ 06:00

eolienne.jpg« Les énergies renouvelables ne peuvent pas couvrir la totalité de nos besoins. »

Négawatt, l’AIE, l’ADEME ou encore le CIRED, tous les scénarios et études convergent. 

D'ici 20 ans, en combinant les énergies éolienne, hydraulique, solaire, biomasse on pourrait remplacer les énergies fossiles qui s'épuisent et produisent des gaz à effet de serre. On couvrirait ainsi la totalité des besoins énergétiques de la planète.

C’est une question qui a suscité beaucoup de débats. Comment pouvons-nous fonctionner uniquement avec des énergies renouvelables et sécuriser l’approvisionnement en énergie à tout moment, alors que certaines d'entre elles reposent sur des flux variables (soleil, vents, courants marins…) ? 

Les scientifiques, les grandes institutions de l’énergie et les opérateurs de réseaux sont désormais unanimes : OUI, il est possible de répondre à nos besoins sans recourir aux énergies fossiles, en fonctionnant uniquement avec un mix composé d’énergies renouvelables variables (solaire, éolienne, énergies marines) et pilotables (biomasse, hydroélectricité).

Premièrement, les énergies variables basées sur des flux (éoliennes et solaires), sont prévisibles et s'accompagnent du foisonnement de leur emplacement sur tout le territoire européen. Ensuite, il existe de nombreuses sources d’énergies renouvelables qui sont pilotables (actionnables lorsqu’on le souhaite), comme la biomasse qui produit du gaz ou de la chaleur, les barrages et les stations de transfert d'énergie par pompage. Dans ces stations, lorsqu’il y a du soleil, ou du vent, l’eau est remontée dans les lacs. Puis, en fonction des besoins en énergie du pays, l’eau redescend et actionne une turbine pour produire de l’électricité. 

Ensuite, l’hydrogène et le gaz peuvent être « fabriqués » à partir de l’électricité excédentaire, puis stockés pour être utilisés lors des pics de consommation.

Enfin, la demande en énergie peut aussi être adaptée à la production d’énergie. Les véhicules électriques peuvent par exemple être programmés pour se charger la journée lorsqu’il y a du soleil comme nous le faisons déjà aujourd’hui avec les ballons d’eau chaude la nuit. 

Sources : 


Idée reçue °3 : " La viande, c’est la santé ! " - par Francoise le 08/01/2022 @ 06:00

soja-viande.png« La viande, c’est la santé ! »

Les apports nutritionnels de la viande, dont les protéines, sont présents dans la plupart des autres aliments : poisson, produits laitiers, légumes, céréales, etc. On peut donc réduire sa consommation de viande sans souffrir de carence et mieux choisir celle que l’on s’autorise à manger. Le climat, tout comme notre organisme, nous en sauront gré.

Jamais nous n’avons produit, ni consommé autant de viande. Dans l’imaginaire collectif, les produits carnés demeurent synonymes de richesse en protéines et donc de « bonne santé ». 

Pourtant, les protéines végétales contiennent toutes les 20 acides aminés dont notre organisme a besoin, y compris les 8 acides aminés essentiels. L'augmentation du nombre de menus sans viande ni poisson ne modifie pas l'équilibre nutritionnel des enfants, à condition qu'il soit équilibré et que l'offre végétarienne prenne mieux en compte l'intérêt des apports en légumineuses et en céréales complètes. 
A l'inverse, une consommation excessive d’acides aminés soufrés, qui sont présents en plus grande quantité dans les protéines animales, est associée à un risque plus élevé de maladies cardiométaboliques selon l’Anses.

Par ailleurs, pour satisfaire la demande, cette production massive de produits carnés a de lourdes conséquences sur l’environnement. Plus de 80% de la surface agricole mondiale est mobilisée par la consommation de viande et de lait. En France, près des 3/4 des émissions sont liées à l’agriculture, dont presque la totalité (97%) est issue des activités d’élevage.

Pour notre santé, comme pour celle de la planète, il est important de réduire notre consommation de produits carnés.
Le rapport “Vers une alimentation bas carbone, saine et abordable” montre qu’une famille française de 4 personnes peut réduire de 38% l’impact carbone de son panier hebdomadaire et de 21% son coût (de 187€ à 147€ par semaine). 
Pour ça il faut réduire notre consommation de :

  • viande (- 31%) 
  • poissons sauvages (- 40%), 
  • produits transformés industriels, gras, salés et sucrés (-69%) 
  • produits à base de farines raffinées (pâtes, pain, etc.) au profit de farines complètes (-46%) 
  • Et augmenter la part de légumes, céréales et légumineuses (95%). 

Le conseil en plus : téléchargez l'application We Act for Good pour découvrir plein de recettes végétariennes et des conseils pour vous aider à réduire votre consommation de produits carnés !


Idée reçue °2 : "C’est pas la voiture qui pollue le plus !" - par Francoise le 01/01/2022 @ 06:00

suv-pollution.jpgC’est pas la voiture qui pollue le plus !

L’avion est le mode de transport qui émet le plus de CO2 par passager mais la voiture est le moyen de locomotion le plus utilisé, elle totalise plus de 50 % des émissions françaises du secteur des transports et 16% des émissions globales du territoire français, loin devant les autres modes de déplacement ! Pourtant, la moitié des trajets effectués en voiture concerne des trajets de moins de 5 kilomètres, une distance relativement courte qui pourrait, dans la plupart des cas, être parcourue à vélo ou en transports en commun…

Selon un rapport du Haut Conseil pour le Climat, les transports, tous modes confondus, sont responsables de 31% des émissions de gaz à effet de serre, devant les bâtiments, l’agriculture et les transports.

Le transport routier se positionne en tête de file des émissions du secteur avec une part de plus de 90% des émissions de GES (voitures, poids lourds, véhicules utilitaires confondus). Il est suivi par l’aérien (4% pour les vols intérieurs, les vols internationaux n’étant pas comptabilisés dans l’inventaire national des émissions), les transports collectifs (3%) et les autres modes de transport (3% pour le ferroviaire, maritime).

L'étude L’impact écrasant des SUV sur le climat montre que la voiture, à elle seule, représente plus de 50% des émissions du secteur des transports. Dans ce paysage là, les SUV sont de loin les voitures les plus polluantes. Par rapport à une voiture standard, un SUV émet 20% de plus de CO2. C’est un véritable problème car les ventes de SUV ont été multipliées par 7 dans l’hexagone et représentent près de 40% des ventes de voitures neuves.

La conversion d’un véhicule thermique en véhicule électrique apporte une réponse aux enjeux du secteur du transport routier. Sur l’ensemble de son cycle de vie, de sa fabrication à sa fin de vie, une citadine électrique émet trois fois moins de gaz à effet de serre qu'une citadine thermique. 

Sources : 


Idée reçue n°1 : "L’écologie c’est un luxe pour bobos" - par Francoise le 25/12/2021 @ 09:37

bobos.jpgL’écologie c’est un luxe pour bobos

Pour la ministre de l'écologie, du développement durable et de l'énergie, la crise peut être une occasion de changer de modèle de développement. "L’écologie n’est pas un luxe pour bobos"  (Le Monde)

Justement, c’est tout le contraire ! Acheter responsable, c’est avant tout privilégier la qualité.
Cela peut signifier acheter des produits plus chers, mais qui durent plus longtemps. Ca peut aussi vouloir dire se limiter à l’achat des produits dont on a réellement besoin. Acheter moins, acheter d’occasion, réparer… la sobriété est la meilleure alliée de votre porte-monnaie !

De nombreuses études montrent qu’adopter une démarche éco-responsable peut aider à faire des économies.

L’alimentation est l’un des 3 principaux postes de dépense des ménages français.
Or, le rapport du WWF “Vers une alimentation bas carbone, saine et abordable” montre qu’il est possible de manger sain et bio sans dépenser plus. L’adoption d’un régime flexitarien avec moins de viande (-31%), de poissons sauvages (-40%), de produits transformés (-69%), de produits à base de farine raffinées au profit de farines complètes (-46%) peut faire baisser le coût d’un panier moyen/semaine d’une famille de 4 personnes de 40 euros (de 187 à 147 euros).

Pour réduire sa facture énergétique, le gouvernement indique qu’il existe des gestes simples et gratuits à mettre en œuvre chez soi

  • Baisser le chauffage de 20°C à 19°C = -7% de consommation d'énergie
  • Laver son linge à 30°C = 2 fois moins d'énergie qu'un lavage à 60°C
  • Couvrir les casseroles pendant la cuisson = 4 fois moins d'électricité ou de gaz consommés

Des solutions alternatives à la consommation de masse peuvent aussi aider à faire des économies : recyclage, réemploi, friperies, “do it yourself”. Fabriquer sa propre lessive coûte, par exemple, quatre à cinq fois moins cher que de l’acheter en supermarché.

Il existe aussi des coûts cachés liés à la pollution atmosphérique et ses conséquences sur la santé : dans une étude publiée en 2015, le Sénat estimait les coûts sanitaires, sociaux et économiques de la pollution de l’air de l’ordre de 68 à 97 milliards d'euros par an en France. Cela correspond à une facture de 1150 à 1630 € par an et par français.


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